Chevaux

Être propriétaire d'un cheval n'est pas simple. Il faut consacrer le temps et les soins appropriés afin de garder un animal en bonne santé physique et mentale.

Chevaux

Être propriétaire d'un cheval n'est pas simple. Il faut y consacrer le temps et les soins nécessaires afin de le garder en bonne santé physique et mentale. En captivité, le cheval a une espérance de vie de 25 à 35 ans. Il existe de nombreuses races différentes de chevaux, chacune ayant ses propres caractéristiques. Peu importe la race, les chevaux aiment la routine. Il est donc préférable qu'ils aient un horaire et une alimentation fixe. Si l'on dévie de cette routine, les chevaux risquent d'être stressés et pourraient développer des problèmes de comportement ou encore d'ordre digestif.

Alimentation

Il est important que les chevaux ait toujours accès à de l'eau car ils boivent entre 20 et 40 litres d'eau par jour. En cas de doute, on recommande de mesurer la quantité d'eau que votre cheval consomme. Les blocs de sel ou de minéraux sont un atout pour stimuler les chevaux à boire davantage. L'ajout de sel dans l'alimentation ou d'électrolytes dans l'eau peuvent également être une option.

Le cheval étant un herbivore, la base de son alimentation est constituée de foin ou de pâturage. Un foin à base de mil ou de luzerne est généralement recommandé. Au Québec, la qualité du foin peut être extrêmement variable d'une année à l'autre et même d'un lot à l'autre. Il est alors impératif de combler les besoins du cheval avec des vitamines et des minéraux ou avec une moulée commerciale adaptée à sa condition et à son niveau d'activité physique. Vos vétérinaires de l'Hôpital Vétérinaire de l'Énergie sont en mesure de vous diriger afin de fournir à votre cheval une alimentation équilibrée et adaptée à ses besoins spécifiques. Il est aussi important de fournir à son cheval un foin dépourvu le plus possible de poussière car les chevaux y sont très sensibles et pourraient développer des problèmes respiratoires chroniques.

Logement

Le cheval peut être gardé dans un enclos intérieur ou extérieur. Il est toutefois important qu'il fasse de l'exercice de façon quotidienne. À l'extérieur, il est nécessaire qu'il y ait une structure ou un abri pour que le cheval puisse se protéger des intempéries. Il est également recommandé d'avoir un endroit à l'intérieur, isolé ou chauffé, afin de pouvoir garder un cheval qui serait malade ou en convalescence à l'abri. Le cheval étant un animal grégaire, il s'adapte généralement très bien à la vie en groupe.

Soin des sabots / Maréchalerie

Les sabots des chevaux doivent être taillés par un maréchal-ferrant toute les 6 à 8 semaines environ. C'est également le maréchal-ferrant qui s'occupe de poser des fers aux chevaux lorsque nécessaire. Un entretient régulier des sabots est très important afin de prévenir ou déceler rapidement certaines affections du pied tel que les abcès de sole, la pourriture de la sole ou de la ligne blanche. Certaines conditions nécessitent un travail d'équipe entre le vétérinaire et le maréchal-ferrant afin de contrôler ou prévenir un problème de boiterie. Les cas de fourbure  et de syndromes naviculaires en sont les meilleurs exemples.

Dentisterie

Les chevaux possèdent de 36 à 44 dents. Ils ont des dents de type hypsodontes, c'est-à-dire qu'elles poussent tout au long de leur vie. Leur conformation et leur patron de mastication déterminent l'usure de leurs dents. Un examen dentaire annuel réalisé par un médecin vétérinaire est indispensable afin de déceler et corriger rapidement les anomalies dentaires qui pourraient se développer. Les principales anomalies sont les pointes et les crochets qui doivent être limés périodiquement afin d'éviter que le cheval développe des lacérations et des abrasions au niveau de la langue et des joues. Ces dernières sont une source importante d'inconfort pouvant entrainer des difficultés à manger et même de l'anorexie. Les abcès dentaires doivent également être décelés et un traitement adéquat entamé rapidement car ils sont une source de grandes douleurs. Chez les jeunes chevaux, les dents de loup doivent être retirées avant le début de l'entraînement car ces petites dents interfèrent souvent avec le mord, causant de l'inconfort. Dans certains cas, des dents de lait persistantes doivent également être retirées afin de maintenir un patron de mastication normal. Un entretient régulier des dents est important afin d'éviter les problèmes tel qu'une diminution d'appétit, de l'anorexie ou une perte de poids. Une mauvaise mastication peut entrainer des risques d'impaction au niveau du système digestif, des obstructions de l'œsophage ou une mauvaise assimilation de la ration. Les coliques, les ulcères gastriques et même la diarrhée peuvent également être causé par des problèmes dentaires. Dans certains cas, on peut aussi observer un cheval qui refuse ou joue avec son mord ou encore une diminution des performances.

Comportement

Les chevaux ont une personnalité unique. Ils sont des proies pour de nombreux prédateurs et sont donc toujours prêt pour la fuite. Certains changements ou certaines situations en apparence banale peuvent donc être extrêmement stressantes pour un cheval. Certains produits sont disponibles auprès de votre vétérinaire de l'Hôpital Vétérinaire de l'Énergie afin de minimiser le stress de votre animal devant certaines situations ou afin de rendre une nouvelle expérience plus agréable. Cela est important d'autant plus que l'on sait que minimiser le stress des animaux a un impact positif sur leur santé. Les chevaux sont des êtres sensibles et capables de ressentir les émotions humaines, c'est pourquoi le maître doit toujours rester calme dans une situation potentiellement stressante pour le cheval.

Vaccination

Plusieurs maladies peuvent être prévenues chez les chevaux par la vaccination. Certaines se transmettent par les moustiques comme les Encéphalites et le Virus du Nil et d'autres par des contacts avec d'autres chevaux tel l'Influenza ou la Rhinopneumonie. Certaines se transmettent aussi par contact avec des animaux sauvages, comme la Rage. D'autres encore se contractent via une plaie, tel le Tétanos auquel les chevaux sont très sensibles, ou encore, via le foin si les chevaux consomment de la balle ronde enrobée qui pose un risque de contracter le Botulisme. Votre vétérinaire de l'Hôpital Vétérinaire de l'Énergie sera en mesure d'établir un plan de vaccination adapté à votre cheval selon son mode de vie et les risques qu'il court selon les régions qu'il fréquente.

Vermifugation

Votre vétérinaire de l'Hôpital Vétérinaire de l'Énergie peut mettre en place, avec vous, un programme de vermifugation adapté à votre cheval incluant des analyses de selles au besoin afin de le protéger contre des infestations de parasites gastro-intestinaux.

Coliques

Le mot colique est un terme général qui désigne une douleur abdominale chez le cheval. La majorité des coliques chez le cheval sont d'origine digestive de par l'importance du système digestif dans son abdomen. Rarement, des atteintes uro-génitales, donc au niveau des reins, des ovaires, de l'utérus ou des testicules peuvent faire des symptômes semblables. Encore plus rarement, il peut y avoir des atteintes du foie avec des signes cliniques légèrement différents. 

Il est important de connaitre les différents signes de colique afin de réagir rapidement et ainsi espérer une issue des plus favorables. Ceux-ci inclus un cheval qui se couche, se roule, se regarde les flancs, se donne des coups dans le ventre, piétine, gratte le sol, ne mange pas sa ration, ne passe pas de fumier ou qui force. Dans certains cas, on peut aussi observer un cheval qui tremble, qui sue de façon excessive ou qui est très stoïque et immobile. Les principales causes de coliques d'origine digestive sont les impactions, les coliques gazeuses, les déplacements et les torsions d'intestins ou encore les ulcères d'estomac et les diarrhées. Évidemment, le traitement diffère en fonction du type de colique. Il est donc important que le cheval soit examiné rapidement par un médecin vétérinaire afin d'identifier le type de colique et de débuter rapidement le traitement approprié. Il faut savoir que certaines coliques peuvent évoluer rapidement et que les signes démontrés par le cheval ne sont pas toujours fiables pour déterminer le type ou la gravité de la condition sous-jacente. 

La prévention en matière de colique constitue votre meilleure alliée et inclus de fournir à son cheval une alimentation le plus stable possible. Si des changements alimentaires doivent être faits, on recommande de les faire de façon graduelle. Un entretient régulier des dents et un programme de vermifugation adapté à votre cheval, incluant des analyses de selles au besoin, peut aussi diminuer grandement les risques de colique. On doit également surveiller à ce que notre cheval n'ingère pas de matériel non comestible comme du sable ou de la litière. Si c'est le cas, discutez-en avec votre vétérinaire afin de déterminer la cause possible de ce comportement (carence, ennui, etc.) et de pouvoir traiter ou remédier à la situation le plus rapidement possible. Le cheval ne doit jamais manquer d'eau et celle-ci doit, évidemment, être fraiche, potable et non souillée afin que le cheval la consomme en quantité adéquate.